Psychologie Cosmique 28-08-86 3/4  du site  conscience-universelle.fr

Maître Sérapis
Question :
Vous dites que le Maître Sérapis est l’inspirateur de l’art et des artistes en particulier. Les artistes se plaignent aujourd’hui. Ils disent que le Maître Sérapis ne s’occupe plus autant d’eux que par le passé. Qu’en est-il ?


Y aurait-il du laisser-aller dans la hiérarchie ? Impossible.

À propos de l’art, j’en ai déjà quelque peu parlé, le problème ne vient pas d’une muse ou du Maître de cet aspect de la psyché, le problème vient de l’intérieur des artistes. La précipitation des énergies provoque des marginaux et provoque des conflits chez les artistes.

Il faut bien comprendre que vous vivez une période spéciale à cause de ces précipitations. La particularité de l’artiste qui crée, avec son talent, son inspiration, son thème natal typique, des choses qui sont un peu angoissées, parce qu’à l’heure actuelle la quête le veut, la vie le veut, quel que soit le don qu’il exerce, que ce soit de la peinture, de la littérature ou même de la philosophie, ce don est branché sur la psyché totale du monde.



En fait, puisqu’ils font partie du monde, ils vont décrire leurs malheurs et aussi les problèmes du monde, et n’oublions pas, à l’heure actuelle, l’intervention hurlante, de la planète Pluton. Cette planète, avec une force titanesque, rentre dans le ventre des hommes pour en faire sortir tout ce qui est dans la bile et le foie.

Qu’est-ce que la bile et le foie ?

Le foie est un filtre puissant et la bile est le lieu de toutes les transformations alchimiques des différentes hormones et glandes du corps. Quand on dit enlever la bile et le foie des hommes, cela veut dire faire sortir de ces deux organes filtres et générateurs des vibrations physiques de l’individu, tout ce qui est mal, tout ce qui est en putréfaction, tout ce qui est noir, chaotique, problématique, recherches douteuses.

Ce qui ne veut pas dire que tous les artistes sont plutoniens, mais cette influence, à l’heure actuelle, est si forte sur la terre, que même l’artiste le plus vénusien sera influencé quand même par pluton et son art en sera perturbé, parce qu’étant donné qu’il n’est pas simplement lui-même, mais qu’il fait aussi partie de la psyché du monde, de la nation, il va sentir cette énergie plutonienne, cette inspiration.

Alors que font les Maîtres, les muses, et surtout ceux qui s’occupent de ce rayon de la création ? Ils observent.

Il y a un temps où l’art est un instrument de dialogue entre la terre et le ciel, où il est un révélateur des présences invisibles, des présences de l’au-delà.


Puis vient un autre cycle où l’art est révélateur, non plus du ciel, mais de l’homme lui-même.
C’est ce cycle que l’art connaît à l’heure actuelle. C’est pour cela que l’art maintenant est si personnel, où l’homme est au centre, alors qu’autrefois au centre de l’art était Dieu ou les anges, où une philosophie avait tendance à aller vers Dieu ou les plans supérieurs.

au revoir

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l'humain et Dieu       


Psychologie Cosmique 16-11-85 6/6
  Question :
En Dieu y a-t-il encore de l’humain ? Quelle importance accordez-vous à la Bagavatchita ?

De nombreux livres ont des bases sacrées. Le problème pour certains de ces livres, qu’ils soient hindous, d’autres peuples ou d’autres religions, c’est qu’ils sont entachés de structures religieuses.

Lorsque vous lisez un de ces livres, étant donné qu’il y a toujours des prescriptions du genre : « comment devenir disciple, comment prier, comment adorer, comment se vêtir, comment manger », immanquablement vous vivez la structure du passé. La structure du passé est toujours abolie, puisque les structures sont toujours en plein développement, donc en changement. C’est le premier problème. C’est le risque lorsque l’on se plonge dans les livres anciens à tendance religieuse.




Le deuxième problème c’est lorsqu’un livre, un écrit, est donné dans une civilisation, il est toujours donné, filtré, par l’inconscient collectif de cette civilisation. À moins que celui qui capte le livre soit pleinement un juste, c’est-à-dire quelqu’un vivant dans la réalité et cela n’est pas facile à trouver, parce qu’il faut avoir de nombreuses initiations pour cela, il y a toujours le danger d’un filtre.

Aux Indes puisque vous nommez leur culture, il existe de multiples Dieux, est-ce que ces Dieux existent ? Vous savez très bien que non.
Ces choses existent en tant qu’énergie, en tant qu’égrégore, et pourtant ils appellent cela des Dieux. Ils les adorent, ils leur font des sacrifices. Ces Dieux-là sont la structure de certains yogas, de certaines religions. Donc, les yogas et les religions qui ont pour base l’adoration de ces différents Dieux, ne sont pas mauvais, mais ils ne sont pas pleinement réels. C’est pour cela qu’il y a toujours un certain risque à remonter dans le passé en ce qui concerne l’aspect philosophique de la spiritualité, alors que, si vous allez chercher dans le passé l’aspect connaissance, comme pour le tellurisme, il n’y a aucun risque parce que cela est établie, il n’y a pas trente-six façons de voir le tellurisme et de le transformer.

Voir Dieu, là oui, il y a trente-six façons de le voir. Donc, pour nous, tous ces livres sont bons, puisqu’ils ne sont pas loin de la vérité. Mais pour qu’ils puissent pleinement révéler leur vérité, il faut que celui qui lit, soit pleinement éveillé à un autre type de conscience, sinon, il se fait, d’une certaine manière, programmer par les petits concepts, par la petite structure, par les petits filtres qui sont manifestés dans cette philosophie.

Il ne faut pas oublier qu’une religion s’appuie toujours plus sur une philosophie que sur une vérité. Si les ordres s’appuyaient sur des vérités, il n’y aurait pas de religion, il y aurait tout simplement le temple de Dieu, le temple de la lumière. Mais le problème, c’est que les religions s’appuient sur des philosophies. Donc, aller chercher dans des religions des explications à propos de Dieu, est une démarche fausse, à moins que vous ne soyez suffisamment épurés pour ne pas vous laisser piéger par ces images.

Le but, maintenant, est de permettre à l’homme de comprendre pleinement ce qu’est Dieu, et je reviens donc à la première partie de la question.

Un jour j’ai dit, et avec mille précautions d’ailleurs, que Dieu n’existait pas, et je le répète. Ne croyez pas que je sois l’enfant du diable, l’antéchrist. Je dis que Dieu n’existe pas, nous le disons tous, parce que nous voulons détruire l’image que vous avez de ce Père. Ce qui n’existe pas, c’est cette philosophie que vous avez créée autour de ce concept divin.
Les scientifiques sont beaucoup plus proches de l’image de Dieu que les dévots. Le dévot est proche de Dieu d’une certaine manière, mais ne connaît rien de Dieu. Le scientifique ne communique pas avec Dieu, mais il connaît son corps, et à force d’étudier le corps, immanquablement, un jour il en viendra à sa conscience, alors que le dévot n’ira nulle part, il va prier, c’est tout.

Un jour j’ai dit qu’en étudiant l’infiniment petit, vous allez comprendre l’infiniment grand et que la science était pour nous un moyen de révéler les aspects cosmiques de la vie. Rappelez-vous ce que j’ai dit au début, tout est énergie, et comme l’énergie est de l’intelligence, alors Dieu n’existe pas comme vous l’imaginez. Non, ce Dieu-là n’existe pas, et si certains ne se sentent pas la foi suffisante pour prier, je les comprends, parce qu’en fait, l’objet de la prière n’existe pas et si l’homme actuel ne peut pas faire cette prière, tant mieux, parce qu’elle serait fausse.

Ce qui est à faire avec Dieu, c’est une communion d’énergie, une communion sur un plan de conscience. Autrefois, les gens pouvaient prier parce qu’ils étaient superstitieux, alors en petits poussins affolés ils allaient sous l’aile du grand Dieu. À l’heure actuelle, par la connaissance, par la science, les gens se sont rendus un petit peu plus indépendants vis-à-vis de Dieu. Alors ils ne prient qu’en cas de jambes cassées. La plupart des gens d’ailleurs ne peuvent plus prier, et c’est très bien.

Disons que cela peut paraître alarmant, lorsque l’on ne regarde que l’étape. Mais lorsque l’on sait que ce n’est qu’une étape et que l’homme est en train de se détacher de l’aspect superstitieux, de l’aspect dévotionnel, pour aller vers un aspect d’intelligence et d’entendement, alors l’étape devient nécessaire, elle devient évidente, et elle est acceptée, comme la chute des religions.

Il y a des gens qui crient au secours et qui pensent que sans les religions il n’y a plus de structure, il n’y a plus de morale, cela devient n’importe quoi et c’est la catastrophe.
Non, pas du tout. Dieu n’est pas oublié. C’est une nouvelle image de Dieu que les gens cherchent, et heureusement, parce que ce sont eux qui vont permettre l’arrivée d’une nouvelle connaissance, parce qu’ils la veulent, parce qu’ils la cherchent, et que lorsqu’un individu cherche, Dieu donne.
Frappe et l’on t’ouvrira, n’est-ce pas là la phrase ?

Donc le fait que les gens soient détournés de la religion est une étape utile et il ne faut pas avoir peur que le monde perde sa morale, sa structure pour autant. Si au contraire, vous savez ce qui est en train de se passer, alors, vous êtes plus à même d’aller directement vers la nouvelle étape et de diriger aussi tous ceux qui sont en train de se détacher d’une rive pour aller vers l’autre, plutôt qu’ils ne perdent du temps et risquent de se noyer.

Alors Dieu a-t-il un côté humain ?
Il lui arrive d’en avoir en effet, à de rares occasions, lorsqu’il va vers les humains et qu’il accepte de se voiler pour être intelligible, pour être approchable par les hommes. Tout le phénomène de Dieu est dans la descente, il ne réside pas dans son existence, il réside dans sa descente.
C’est justement de là que viennent tous les mystères, toutes les magies. Là-haut, il n’y a que lumière et énergie. Le fantastique est dans sa descente, parce qu’il prend des formes multiples, des créatures, des hiérarchies, des mondes, des secrets multiples sont engendrés selon les humanités et les créatures. C’est la richesse de la vie.

Avez-vous encore quelque chose à nous dire ?

Tout et rien en vérité. Tout, parce qu’il y aurait énormément de connaissances à vous transmettre, et rien, parce que tant que vous n’êtes pas devenus disciples je ne peux rien vous transmettre. Donc, travaillez, devenez ces apôtres, soyez dignes, soyez nobles, ayez la force, la foi. Soyez convaincus que la lumière est en vous. Travaillez à la faire descendre. Ayez de la patience, du discernement. Faites cela.


Au revoir


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Ames sages et pouvoir      


Psychologie Cosmique 21-06-86 2/5
Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’âmes sages au pouvoir?

Question :
Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’âmes sages au pouvoir dans les nations ?




Autrement dit, Pourquoi Koutoumi n’est-il pas Président ?
Si les Maîtres ne sont pas les Présidents, ou les Ministres, c’est parce que ce n’est plus leur affaire. Alors vous allez me dire : « La direction d’un système social, c’est important, il y a l’éducation, la moralité, la religion. Et si l’on veut véritablement travailler à l’évolution des hommes il faut peut-être commencer par là, par le système ». Moi je vous dis non.

Faites un système aussi parfait que possible et donnez-le à des profanes, cela ne leur sera d’aucun secours et d’aucune source de bonheur ou d’évolution. Parce que dans un système trop parfait l’homme ne s’y sentirait pas à l’aise, car il ne correspondrait pas à cette perfection. Plutôt que de se sentir aidé, il se sentirait brimé, esclave. Il sentirait les lois de Dieu comme un joug sur ses épaules, et il ne voudrait plus obéir, il deviendrait alors pire que ce qu’il est.




Donc il faut régner invisiblement. Là est toute la force du règne. Laisser les hommes croire ce qu’ils veulent, s’amuser à édifier ce qu’ils veulent, mais tenir en fait les rênes de la construction et de l’évolution. Parce qu’un système n’est jamais plus évolué que les hommes eux-mêmes. Et je vous le répète, mettez un système très perfectionné, un système de société où il n’y aurait que le partage, l’amour, la bonté, eh  bien! la vie ne serait pas paradisiaque.

Le partage serait vécu comme une frustration. Le système deviendrait lui-même une aberration, parce qu’il ne serait représentatif de rien. Il ne serait pas une couveuse, il serait un nœud de vipères.

Donc, qui sont les gens qui vous dirigent : les Présidents, les Ministres, les grands scientifiques, les grands philosophes ?

Tous ces gens qui ont une influence sur les directions du monde, sont, comme tous les hommes, des êtres évolutifs qui ont choisi, à cause d’une certaine expérience passée, de se charger de la direction de quelque chose, que ce soit d’un pays ou autre.

Lorsqu’une chose est décidée par l’individu Président, elle est toujours en correspondance avec le karma de l’individu et le karma de la nation. Ce qui fait qu’un Président de la République est toujours prédestiné et un Ministre aussi parce qu’il est toujours question de karma. En fait il faut qu’il y ait le passé, l’expérience, et un karma, pour pouvoir faire quelque chose qui ressemble à du futur.

Un président de la république est quelqu’un qui a été ou Seigneur dans d’autres vies, Seigneur d’anciens domaines, Roi, Prince, général, peu importe l’époque, peu importe s’il était bon ou mauvais. Mais il se doit un karma vis-à-vis d’un public. Vient le jour où selon la dette qu’il a, positive ou négative envers la masse, il se réincarne, parce que l’époque vécue par la nation a besoin de sa note karmique et de son expérience. Plus que pour un individu, les événements sont prévus pour une nation. C’est-à-dire que vous, individuellement, vous pouvez très bien changer votre destinée, vous pouvez devenir un saint ou un bandit. Vous pouvez véritablement intervenir. Par contre au niveau d’une nation, les choses sont beaucoup plus lentes, la roue est plus grande.

Alors que sont les interférences?

Si l’individu a une possibilité d’intervenir sur sa destinée, puisque la nation est composée de milliers d’individus qui ont tout autant la possibilité d’intervenir, comment se fait-il qu’un individu puisse intervenir sur lui-même et que massivement, dans la nation, les choses soient plus lentes à bouger ?

C’est l’effet de groupe, tout simplement. L’effet de groupe a toujours créé cela. Parce que, s’il y a des hommes qui peuvent changer leur destin, parce qu’ils sont actifs, parce qu’ils réagissent, parce qu’ils ont la force, à côté d’un qui va faire cela, il va y en avoir cent qui ne vont pas bouger. C’est ce que font ces cent-là qui va créer un effet de masse. Le jour où chaque individu sera suffisamment lucide, puissant, alerte, pour se prendre chaque jour en charge, la nation elle-même n’existera plus.


Il n’y aura plus besoin de nation, plus besoin de gouvernement. Chaque être sera un gouvernement à lui seul. Chacun vivra la liberté et non pas dans un terme anarchique. Chacun sera suffisamment lucide, sage, et lumineux, pour savoir assumer sa liberté individuelle et sa responsabilité communautaire.

Mais tant qu’il y a une masse qui ne sait pas trop, qui dit oui, qui dit non, alors il y a le secours des étoiles. C’est là où l’astrologie vient comme porteuse de l’évolution. Parce que là où l’homme n’a pas la volonté, ce sont les étoiles qui viennent la lui forger, et le forcer à acquérir la volonté, le discernement, la conscience.

Là où l’homme est absent, l’étoile vient et le pousse. Et quand l’homme est suffisamment lui-même, l’étoile devient une épouse, devient un mari, une fiancée, une fleur câline, un ange bienfaiteur qui vient sur un claquement de doigt. Tant que l’enfant est trop adolescent, l’étoile est un système d’éducation, quand l’enfant est grand, elle est un foyer.


au revoir

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Maintenant c’est l’homme qui est au centre de tout, remarquez-le. Dans n’importe quelle littérature, dans n’importe quel art, l’homme, la condition humaine sont au centre, parce que c’est Pluton qui vous force à réfléchir sur vous-même, qui vous force à regarder, en vous, le tas de boue, qui vous force aussi à regarder, en vous, ce qu’il y a de bon, et à faire avec cela la justice et à aller plus loin.

C’est le grand miroir. Comme la culture, l’art est le moyen d’expression le plus flagrant d’une condition humaine, il est donc normal qu’en s’approchant de ces deux choses, l’influence de pluton provoque des interrogations, des jugements à propos de vous.

De nos jours, si un artiste se mettait à peindre des petits moutons et des petites bergères, cela serait complètement déplacé. Par contre, peindre Guernica cela est considéré avec beaucoup de valeurs. Peindre le tremblement de terre de Mexico, est de grande valeur. Mais peindre un coucher de soleil cela ne veut plus dire grand-chose, même si, de temps en temps, le peintre s’y amuse. Ce ne sera pas son œuvre maîtresse avec le jugement actuel du monde et des gens.

Alors artistes, que faire de votre art ?

Comme je l’ai déjà dit, il faut savoir vous situer. Étant influencés par Pluton, si en vous, suffisamment de travail a été fait pour ne pas vous juger, et parce qu’une partie de vous est suffisamment propre pour être canal, alors c’est l’art d’autrefois, en fait, qui s’exprime, ce que les hommes ne jugent plus comme étant de l’art.
L’homme d’aujourd’hui considère, comme étant de l’art, cet exercice de révélation, de témoignage, de cri d’alerte, de cri d’alarme.

Aujourd’hui, la beauté n’est plus de l’art, et ceci n’est pas une critique contre l’art, absolument pas. C’est un état de fait et qui est nécessaire, qui est consécutif aux énergies qui se précipitent à l’heure actuelle. La beauté on n’en veut plus dans l’art. Ce n’est pas étonnant, Pluton n’est pas la beauté, la beauté c’est Vénus. Lorsque l’homme aura fini son cycle plutonien, son cycle de remise en cause et de grand nettoyage, viendra un nouveau cycle de beauté et d’harmonie.

au revoir

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Catastrophes naturelles       
Psychologie Cosmique 24-06-87 4/4
 
La race humaine et les catastrophes
naturelles annoncées.
Quelle est votre place dans tout cela ?
Qu’est-ce que la lucidité ?
 
 
 
Question :

Est-ce que la race humaine, dans l’époque actuelle, fait suffisamment le nécessaire pour prévenir, éviter si possible, les catastrophes naturelles que l’on nous annonce ?

 


Est-ce que l’humanité fait tout ce qu’elle peut faire, pour établir l’équilibre, afin de passer dans le nouveau monde ?
Je peux dire oui et non, car dans le plan de l’évolution rien n’est tout à fait tranché, noir ou blanc. C’est toujours un équilibre à trouver entre les deux. Il serait souhaitable qu’il y ait beaucoup plus d’individus ayant un éveil spirituel, une action spirituelle, une responsabilité spirituelle. Mais dans la mesure où ils ne sont pas nombreux, il faut faire avec et conserver l’équilibre.

Pour nous, créer ce nombre, ce n’est pas véritablement notre souci, parce que l’interprétation que vous faites de la spiritualité n’est pas la même que la nôtre. Pour nous, quelqu’un qui ne va jamais étudier l’ésotérisme ou la vie des Dieux, ne sera pas franchement un ignorant s’il vit dans un état de conscience harmonieux où cet échange de l’énergie de la vie a lieu. Il est tout autant spirituel que celui qui, depuis des réincarnations, à travers des temples ou des ascèses, essaie de rejoindre son moi spirituel.

Donc, pour nous la spiritualité est une nature et pas une stature. C’est un état d’être.
Celui qui est dans une certaine harmonie, permet au plan de s’établir, naturellement, il a son évolution à poursuivre, son alchimie à constituer et à prolonger. Parce qu’être illuminé dans la vie ne suffit pas, c’est certain, mais si cela était le cap de la plupart des êtres humains sur la terre, ce serait beaucoup. Sur la terre on rencontre tous les niveaux. Cela va de l’être le plus endormi à l’être le plus éveillé.

Pourquoi n’est-il pas important de créer un état spirituel de masse ?

Parce que la terre est avant tout un lieu de manifestation et qu’on ne peut pas exiger que toutes les âmes aient le même degré d’évolution, sinon ce serait priver un nombre incalculable d’âmes de la possibilité de s’incarner et de vivre les expériences.

Le principal n’est pas d’uniformiser spirituellement une planète, mais de dégager une manière de vivre, pour que dans cette façon de vivre devenue une culture, une structure sociale, les âmes puissent avoir des expériences valables, aussi bien les moins, que les plus éveillées. C’est ce qui est en train de se passer, l’instauration d’un plan, plutôt qu’une exigence lancée de la part des maîtres, pour initier un plus grand nombre d’hommes, car il y aurait peu d’hommes capables d’être initiés au niveau où nous nous l’entendons naturellement.

Par contre, le travail auquel n’importe quel disciple ou serviteur peut participer avec gloire, c’est à l’établissement du plan. Et pour cela il n’a pas besoin d’être un initié avancé, mais quelqu’un de bonne volonté, quelqu’un ayant compris la relation qu’il a avec l’énergie appelée vie, quelqu’un ayant compris les valeurs réelles, quelqu’un qui ressent donc la réalité.

Rien que pour comprendre cela, il faut déjà un certain degré initiatique, c’est vrai, mais notre préoccupation n’est pas de former un maximum d’initié pour entrer dans l’ère du verseau, ou de faire en sorte que l’ère du verseau soit représentative d’un plus grand nombre d’initiés, non. Dans les livres de sagesse, on cite souvent le mot plan, réfléchissez à ce mot-là.

Lorsque les maîtres envoient une prière, une invocation, c’est le mot plan, ordre ou volonté divine qui sont toujours cités : que ta volonté soit faite, ou que le plan s’accomplisse.
Ce qui est plus important que l’initiation d’un homme, c’est un plan divin instauré dans un monde, déclenchant ainsi toute une nouvelle race d’hommes, et par là même, permettant une nouvelle lignée d’initiés. On ne peut pas d’abord créer des initiés, pour qu’il y ait ensuite un plan.

Il faut d’abord créer le creuset qui va permettre d’élaborer l’initié. Il faut donc travailler sur un plan astral pour créer une nouvelle race, pour instaurer un nouveau plan sur l’astral de l’humanité. C’est pour cela que le nombre est plus concerné que l’individualité, et c’est pour cela qu’il vous est demandé de travailler pour le nombre plutôt que pour l’individualité.

Que faut-il faire sur l’astral de l’humanité ?

Il faut l’épurer, c’est d’ailleurs ce qui se passe en ce moment. Mais pour une humanité, passer à l’acte de la purification, cela équivaut à faire sortir tous les dragons de l’enfer. L’astral est la partie inconsciente de la personne.

Que se passe-t-il quand vous vous endormez ?

Vous quittez le plan objectif de la conscience pour entrer dans un plan subjectif, du conscient vous passez à l’inconscient, du monde physique manifesté, vous passez à une vie astrale. Regardez ce que vous rencontrez dans votre propre astral. Vous savez quel type de cauchemar, ou quel type de rêve utopique au possible vous êtes capable de faire. Imaginez que, si cela existe pour vous, cela existe pour l’entité appelée humanité, qui, seule pour nous, compte véritablement.

Pour que l’humanité puisse naître, pour que ce grand logos puisse avoir lieu dans le ciel, il faut que ses atomes soient arrivés à un point maximum d’illumination et d’initiation, pouvant ainsi constituer à la fin des cycles, le corps de ce nouveau logos. C’est ainsi que se perpétuent les Dieux, que vous vous perpétuez, ce n’est pas en étant de réincarnation en réincarnation de plus en plus conscient de votre individualité même en devenant Bouddha, de l’envergure du Christ, et en pensant que cela va continuer sur les plans supérieurs.

Il y a un immense saut que l’on vous demande de faire à un moment de votre vie spirituelle, c’est celui que l’on appelle la huitième initiation majeure, qui correspond au saut dans l’infini. On vous demande de plonger dans l’universalité. C’est une des initiations les plus dures à acquérir pour l’initié.

Jusqu’à la huitième initiation, l’initié se sent être quelqu’un, une individualité, avec sa différence, pouvant bouger, avec même des notions de fraternité très poussées, des notions de correspondance vibratoire avec de nombreux plans, il est avant tout, et surtout une individualité pensante et agissante, avec une volonté très personnelle.

Lors de la huitième initiation, il est demandé à l’individu, (mais pas exigé comme une loi, parce que telle est sa nature profonde, ou, ce que cette âme en évolution attend de son écorce spirituelle), c’est de casser sa notion d’individualité, et de replonger complètement dans l’universalité, et c’est le seuil d’une grande frayeur. Il semble à l’initié qu’il va vers la mort la plus immense qu’il n’ait jamais connue à travers toutes ses vies, il suffit d’une seconde et même moins pour qu’il rate tout.

S’il se souvient qu’il est une individualité, il rate et il doit recommencer, se réaménager en quelque sorte et attendre à nouveau certaines conjonctions solaires en droite ligne avec certaines constellations pour replonger dans l’infini.

Les initiations qui se font sur un plan terrestre peuvent se faire assez naturellement de façon constante. Mais lorsqu’il s’agit de ce genre d’initiation dont je parle, il ne faut plus considérer les énergies de l’individu, mais les énergies qu’il doit atteindre. Et ces portes-là ne se créent pas n’importe quand. Il y a certains moments cosmiques où le sas s’ouvre, et il s’agit, pour l’initié, d’y entrer à toute vitesse sans réfléchir. À la moindre réflexion le sas s’est déjà déplacé et il faudra à l’initié attendre une autre tournée d’aiguilles pour pouvoir, à nouveau, retrouver l’alignement des astres et replonger en eux.

Il ne s’agit plus de rester au niveau de la planète, de la hiérarchie planétaire, ou du plan terrestre, il s’agit d’être percuté, envoyé dans les constellations. L’initié quitte son état d’initié issu de la hiérarchie planétaire, pour devenir un initié commençant sa course dans la hiérarchie des constellations. Pour pouvoir y entrer il faut admettre ce concept d’universalité, et rompre avec les concepts de l’individualité tels que vous les imaginez.

Il y a toujours une individualité latente, même après ce saut dans l’infini, mais la notion n’est plus du tout la même. Lorsque l’initié a basculé dans le ventre des constellations, il n’y a plus moyen pour lui de revenir près de la terre, ou près d’un monde physique où il est né.

À partir de ce moment-là il y a déconnexion totale, la marche en arrière est impossible. Par contre, depuis sa constellation, avec le groupe dont il fait partie, animé par l’âme puissance de cette hiérarchie, il va pouvoir envoyer sa vibration sur un astre x, qui va la ricocher sur une planète proche de votre système solaire pouvant aussi ricocher la vibration sur la terre.

C’est ainsi que par l’intermédiaire de ces relais, les Maîtres, étant passés dans une évolution cosmique, peuvent continuer à alimenter en énergie et en impulsion spirituelle la petite fourmi, ou l’homme sur la terre, ou sur un quelconque autre monde physique. Dès qu’un individu évolue quelle que soit son évolution il devient un point de rayonnement.

Lorsqu’un initié prend son statut d’initié, il se place dans la hiérarchie planétaire et depuis cette hiérarchie planétaire, il rayonne sur les hommes.
Quand il a accompli toute l’évolution que lui permettait la hiérarchie planétaire, il passe dans une évolution cosmique, et depuis cette évolution cosmique, il continue à rayonner, jusqu’à ce qu’il passe dans une autre évolution, qui devient une réintégration. Ainsi, depuis le point le plus haut jusqu’au point le plus bas tout est animé par la vibration de l’évolution et du plan.

Donc, il ne s’agit pas seulement de faire un rituel, de faire une méditation à la pleine lune, il faudrait aussi que vous connaissiez, ce que sont tous les astres et toutes les constellations.
Un rituel lié à des constellations est plus fort qu’un rituel lié à votre soleil, comme ce dernier est plus fort qu’un rituel lié aux planètes de votre système solaire, parce que l’énergie y est beaucoup plus intense.

Ce qu’il faut par contre connaître, c’est la façon d’utiliser cette énergie, et de s’y rendre sensible, d’où la nécessité d’une certaine évolution, d’un certain degré initiatique.
C’est ce que font les maîtres lorsqu’il s’agit d’initier des disciples. Ils attendent que l’astre ou que la constellation soit dans l’axe, et au moment où le triangle est formé, où la force vient concrétiser la base du temple, l’individu est initié.
Le cube que représente le disciple éclate, il n’est plus dans la forme dépendant du quatre, il devient un quatre déployé, et d’un cube il devient une croix, et forme une roue. Une roue qui se met à tourner, et qui devra elle-même se dissoudre peu à peu en se démembrant. Une branche tombe, puis une autre jusqu’à la dernière, jusqu’à ce qu’il ne reste que le centre. C’est à ce moment-là que l’individu saute dans l’infini.



Quelle est votre place dans tout cela ?

Je ne veux pas vous désespérer en vous disant que vous en êtes loin. Je ne veux pas vous mentir en vous disant que vous pouvez en être très près. Je vous dis simplement : connaissez votre nature et sachez sur quel chemin vous marchez, vers quel but vous vous dirigez. Ainsi vous saurez mieux vivre ce que vous êtes, vous saurez mieux gérer votre vie quotidienne, si vous savez ce qu’est la constitution du cosmos et des lois occultes.

C’est pour cela, qu’à ce niveau, et vu sous cet aspect, la connaissance est un véritable moyen d’initiation. Ainsi chaque chose reprend sa place, et ayant aligné l’horizon, l’individu peut tracer sa ligne de destinée. Comment voulez-vous trouver votre chemin et un chemin droit si l’horizon que vous constituez est chaotique ? « J’ai entendu telle théorie, puis une autre, telle autre thèse », ou bien « Il paraît que les bouddhistes croient à ceci et les chrétiens à cela ».

Du calme. Forcément, vous traçant un chemin chaotique, vous allez tomber, vous blesser, être déçus, rancuniers, tout renvoyer pendant des années, et puis au comble du désespoir, un jour, puisque tel est le vent de l’évolution, vous remettre à étudier, ou à exercer, mais avec combien de retard.
D’abord de la clarté. Un homme ne peut avancer sur son chemin que si son horizon est clair. Peux-tu marcher dans le brouillard ? Non, tu vas tâtonner, et pour peu que tu ne saches pas bien tâtonner, tu vas tomber dans les précipices. Et en plus d’être aveugles il y en a qui sont sourds, il ne faut pas l’oublier.

Il faut donc tracer un horizon calme et si tu n’arrives pas à le tracer parce que tu n’arrives pas à choisir entre telle ou telle théorie, je te propose d’utiliser une arme efficace, belle comme un grand soleil qui se lève.
Prends en mains ton intelligence, tout l’instrument pensant qui est en toi, et regarde où se trouve l’équilibre dans toutes ces théories, dans toutes ces thèses et crée-le. Essaie de trouver les concepts qui créent l’osmose entre eux, et ainsi, crée ta ligne d’horizon.
Même si tu es ignorant, il y a un moyen, en toi, de dépasser l’ignorance, c’est ton intelligence, ton bon sens, ta déduction, ton analyse, ton expérience, ton authenticité.

Il y en a beaucoup qui veulent d’abord savoir si la théorie est bonne pour pouvoir s’investir. Moi je dis : « La vie est un grand jeu. Sur ce monde il y a des Saints et il y a des fous et si tu ne sais pas faire la différence entre un Saint et un fou, expérimente ce qui t’est dit. Sois quelqu’un qui s’assume, sois responsable, courageux et vas-y, bouge, accomplis et si tu accomplis avec authenticité, tu verras bien si tu as suivi la parole d’un fou ». Car tout ton corps, tout ton esprit et toute ton intelligence alignés avec l’âme, ne vont pas supporter quelque chose qui brise cet alignement, car toutes les fausses théories, les fausses paroles brisent l’alignement avec l’âme.

Si donc vous constituez l’alignement avec l’âme, quand vous passez à l’expérimentation vous sentez tout de suite la disharmonie.
Choisissez donc les concepts qui créent au contraire l’alignement encore plus parfait, ainsi vous êtes sûr d’avoir trouvé un Saint ou quelqu’un d’éclairé, un texte sacré, une technique fiable. Beaucoup de gens se perdent, à l’heure actuelle, parce qu’ils ne savent plus qui croire, dans ce brouhaha de spiritualité, dans cette abondance de théories, de techniques, de visualisations, d’ascèses, la spiritualité devient aussi problématique que la vie quotidienne.

Que faire ?

Lorsque vous êtes entrés dans votre vie quotidienne, professionnelle, votre vie d’homme ou de femme, vous avez fait un choix parmi tous les métiers, les niveaux de culture qui étaient mis à votre disposition. Vous avez choisi celui qui vous convenait, ou celui que la vie vous a apporté. Il en est de même avec la spiritualité. La spiritualité est très diverse. Il existe autant de spiritualités qu’il existe d’individus.

À cause de mon esprit, à cause de la racine qui m’alimente, et du degré que je représente aujourd’hui je te parle ainsi. Mais la spiritualité qui vous anime, elle est à vous et elle est constituée par ce que vous êtes, par ce que vous faites, par ce que vous croyez. Donc, cette spiritualité que vous incarnez est tout aussi valable que celle que j’essaie de vous donner, parce qu’elle est existante et que tout ce qui est existant est réel.

Donc, ce qu’il faut, c’est faire son choix, puisqu’il existe toutes sortes de spiritualités adaptables et adaptées à la grande multiplicité des exigences humaines. À     cause de leur différence de vibration, les humains ne sont pas tous fondus dans le même moule. L’astrologie, rien que pour cela, est là pour le prouver. Quelqu’un, alimenté par telle et telle énergie de telle et telle planète, ne va pas avoir besoin de la même ascèse qu’un autre qui a des énergies différentes.

L’universalité n’est pas l’uniformité. Une religion universelle ou un plan universel n’est pas basé sur le même rituel, la même évolution pour tous. Au contraire, c’est le respect de toutes les différences et l’accomplissement de chacune de ces différences, accomplissement jusqu’au bout. Sois toi-même. N’essaie pas d’être comme, de t’affilier à, de ressembler à, de faire tel que. Sois, toi-même. Si tu es toi-même, le réseau énergétique que tu représentes va se mettre à fuser.

C’est pour cela qu’il a dit : « Redevenez simples comme des enfants. Heureux les simples d’esprit ».
Lorsqu’il a dit ces mots, il ne voulait pas dire : « Heureux ceux qui se contentent de peu. Heureux ceux qui ne peuvent pas faire d’abstraction et imaginer la complexité des choses. Heureux ceux qui se contentent du pain et de l’eau. » Simple d’esprit ne veut pas dire bêta, ne veut pas dire simplet, enfantin. Redevenir un enfant et être simple d’esprit, c’est être soi-même et être donc la clarté.

Tant que cette clarté n’est pas, tant qu’il y a combat, conflit à l’intérieur, l’enfant qui est en vous, ne peut pas naître, il a beau pousser, il ne peut pas sortir du ventre de sa mère, et comme la personnalité est un œuf, l’âme ne peut pas un jour sortir de sa personnalité. Tout ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut.
On pourrait aussi nommer la personnalité mater, soit matière, ou aussi mère. C’est un œuf qui doit être couvé et qui déclenche l’éclosion lorsque l’alignement est fait, et l’âme peut sortir jusqu’à fleur de peau de sa personnalité. C’est ainsi qu’on nomme l’initié, car l’initié que vous imaginez dans votre esprit, c’est celui-là. C’est celui qui, ayant fait un tel alignement avec son âme, n’est plus que son âme jusque sur le plan physique.

Alors, faites-le. Soyez d’abord authentique et faites le nettoyage,. Pourquoi avez-vous des problèmes, un complexe par-ci, un traumatisme par-là, un obstacle qui se présente, se représente, et revient à la charge ? Réfléchissez et accomplissez. Et lorsque vous avez nettoyé, dépassé et aligné, vous pouvez devenir un initié. Avant cela, tous vos espoirs sont inutiles, toutes vos ascèses, toutes vos théories le sont aussi. Ce sont des coquilles de noix vides, un souffle et ça tombe. Soyez solides.

Qu’est-ce qui crée la solidité ? Qu’est-ce qui crée l’épine dorsale pouvant faire tenir l’homme, qu’est-ce qui crée le tronc de l’arbre pour tenir toutes ses branches ?

L’authenticité. Alors soyez-le. Mais combien d’hommes le sont ? Très peu. C’est pour cela qu’il a pu prononcer la phrase : « Laisse les morts enterrer les morts. » Parce que la plupart des hommes ne se permettent pas d’être. Ils sont leurs complexes, leurs traumatismes, leurs douleurs, leurs limites. Ils sont tout ce qu’il ne faut pas être et tout ce qui n’est pas. Ils sont toute la négation. Soyez donc ce qui est vraiment, c’est-à-dire le positif, soyez l’action, soyez l’accomplissement, l’espoir, la lumière.

Est-ce que vous n’en avez pas assez d’être votre complexe ? Est-ce que vous n’en avez pas assez de vous regarder le soir dans la glace et de voir ces mêmes yeux, cette même conscience qui vous reprochent d’être moche, laid, difforme, d’avoir les jambes trop courtes, de ne pas avoir su vous affirmer auprès de vos collègues de travail, de ne pas être poète, ou grand magicien, parce que vous avez besoin d’être ?
Est-ce que ces images-là ne commencent pas à vous taper sur les nerfs ?
Là, est tout le problème. Au bout du compte, vous devenez tellement anxieux, tellement déprimés, que les nerfs se fatiguent, la personnalité s’use, les maladies commencent à germer, la dépression arrive. Et l’on retrouve comme cela des individus qui tombent en loques devant les églises, devant les temples, en face de leurs amis qui leur crient : « Mais tu n’es pas dans le vrai, tu ne regardes pas dans le bon miroir. Tu te regardes dans la face qui déforme. Tourne le miroir et regarde-toi ».

Les gens s’écroulent à force de contempler ce qu’ils ne sont pas. Ils regardent leur destruction au lieu de regarder leur construction. Je ne vous dis pas d’être optimistes, ou d’avoir la pensée positive. Je vous demande d’avoir la pensée analyste, claire et lucide. La lucidité est une flamme fantastique. Quand l’homme aura su véritablement utiliser la lucidité, il ne sera plus esclave d’aucun problème, d’aucun autre pouvoir.

Qu’est ce que la lucidité ?

C’est savoir trouver la vérité de chaque chose et pour cela s’interroger.
Vous souffrez d’un complexe à cause des épreuves, des relations entre les hommes, des offenses qu’ils se font. Il se crée à ce moment-là une faiblesse et cette faiblesse va déclencher un comportement. C’est ce comportement, que l’on appelle complexe. Je ne vous dis pas de renier votre complexe, d’oublier ce qui vous a provoqué cette faiblesse, donnant lieu à un automatisme, une réaction, donc une autodéfense.

Si vous voulez être un disciple, la première chose à faire, c’est de laver, de nettoyer et de prendre en main toutes ces perturbations. Comment voulez-vous prendre la main de Dieu si vous ne pouvez pas vous prendre la main, marcher en harmonie avec vous-mêmes ?
Découvrez d’abord l’harmonie en vous-mêmes, avec vous-mêmes, et créez-la. Vous avez un complexe, un traumatisme, ce n’est pas le doigt de la honte pointé sur vous. Essayez d’analyser ce qui a provoqué cette perturbation, quand, comment, pourquoi ? Quelle a été votre réaction et comment vous êtes devenus esclaves de cet automatisme, esclave donc d’un mal qui a été fait par ignorance, par la méchanceté d’un autre.

Comment pouvez-vous tolérer de rester esclave pendant autant d’années, de donner autant de pouvoir à un ignorant sur votre évolution, sur votre état d’être.
Pourquoi accordez-vous ce pouvoir à l’autre, alors qu’il a agi en toute ignorance, méchanceté, faiblesse, égoïsme ou négligence ?
Pourquoi donnez-vous à la destruction le pouvoir de détruire le fils de Dieu ?
Le fils de Dieu se construit, il ne fait pas de compromis, il devient lui-même lorsque tout ce qui essayait de ruiner ses fondations a été aboli, maîtrisé. Pour découvrir la face lumineuse de votre être, il faut en dissoudre la face négative. Les hommes ont toujours tendance à vivre par rapport à tout ce qui vient de la matière.

La matière sur un plan énergétique, c’est le négatif, ce qui ne veut pas dire que c’est le mal et l’ignorance, mais d’après les lois énergétiques, elle vibre de façon négative . Il ne faut pas prendre ce mot dans le sens de négativité.

La matière rythme de façon réceptive, pour être réceptive à l’esprit. Donc, pour que la matière puisse accueillir l’esprit, il faut qu’elle soit creuse, de la façon inverse à l’esprit qui se propulse. C’est pour cela que l’on détermine la matière comme étant soit négative, soit réceptive, endormie, inverse à l’esprit, afin de recevoir l’esprit, non pour faire la guerre à l’esprit.

Si en entrant dans la matière, dans la forme réceptive, l’individu ne se met qu’à vivre d’après les vibrations de cette forme, automatiquement il arrive tout ce que vous connaissez, la méchanceté, l’égoïsme, la guerre, les complexes, les traumatismes.

S’il faut une forme pour recevoir un esprit, pour recevoir les qualités divines, il faut donc des défauts, non pas que les défauts soient nécessaires, mais c’est le fait même que l’âme ne soit que qualité, en se projetant dans la matière formée de façon inverse pour la réception, la qualité devient défaut, mais pas tel que vous le concevez. C’est tout simplement l’inverse de la qualité. C’est pour cela que si vous voulez acquérir toutes les qualités, ne combattez pas vos défauts, vivez la qualité contraire à votre défaut. Vivez donc le positif de cette énergie que vous exploitez pour l’instant de manière négative, vivez l’action et non pas la réception.

Pour comprendre l’univers et tout son développement, on parle souvent de l’opposition du bien et du mal. En fait, le bien et le mal n’existent pas, pas plus que l’altruisme et l’égoïsme. Il y a une certaine vibration de production, nommons cela amour. L’amour, c’est le don, le sacrifice, je te donne tout à toute heure et en toute quantité.
La projection dans la matière veut que l’objet projeté crée son double mais de manière inverse, pas dans le sens de combat, mais simplement pour qu’il soit reçu. Alors d’une façon automatique l’homme croit que s’il y a l’amour il y a la haine. C’est faux.
Si l’homme ne vit qu’au niveau de la matière, forcément la haine existe, et il le prouve chaque jour, mais si l’homme vit au niveau de l’esprit, il sait que l’amour existe et il peut le prouver tous les jours. La haine, il la regarde comme une ignorance du positif.

C’est pour cela que le Maître, que Dieu ne juge pas. Tout simplement parce que tout ce que vous appelez défaut, n’existe pas en vérité, et n’existe que le temps où vous ignorez la qualité, où vous ignorez que vous êtes un Dieu, que vous êtes amour, beauté, puissance. Autant vous ignorez ces choses-là, autant vous vous croyez faibles, hideux, petits, mortels.
La misère est, je ne vais pas la renier, elle existe, c’est le plancher même de votre évolution, mais sachez que tout ce que vous pouvez ressentir comme malheur, comme souffrance, n’est que la marque d’une ignorance et cela doit déclencher en vous l’espoir, la force d’accomplir, pour découvrir ce qu’il y a derrière cette ignorance. Vous avez un complexe, alors ayez le courage et l’espoir d’aller chercher derrière ce complexe l’épanouissement qui s’y cache. C’est simple n’est-ce pas ?

Au lieu de perpétuer la souffrance, d’en manger, d’en manger à nouveau, faites un recul, et analysez-vous. « Si j’ai un complexe d’infériorité, c’est qu’en vérité je peux être et grandement. Mais il faut que j’oublie ce qui m’empêche d’être grandement. Si je souffre d’un manque d’amour, que j’en pleure et que je me sente seul, il ne faut pas que je reste aveuglé par ce jeu d’ombres et cette danse macabre d’émotions prisonnières dans ce manque d’amour. C’est au contraire pour moi, l’occasion d’aller puiser dans l’amour et d’être l’amour. »

Développer la qualité et non pas l’inconscience, la partie voilée. Si je n’avais que de l’espoir à vous donner ce soir, je considérerais mon travail comme accompli. Je n’ai pas envie de vous parler des grandes thèses spirituelles, je n’ai pas envie de vous apporter davantage de connaissances, je n’ai pas envie de vous apporter des dénominations supérieures à celles que vous avez déjà. Elles sont largement suffisantes. Apprenez-les telles qu’elles sont écrites, c’est déjà tellement difficile.

Ce que je veux transmettre c’est la vérité de l’énergie de la vie. Dépouillez en vous toutes les limites qui vous empêchent d’être cette vérité et vous donner l’énergie pour accomplir votre destinée, pour être.

Je ne veux pas que vous veniez chercher auprès de ma parole un enseignement, un son, un chemin, un guide. Je vous renvoie. Je ne vous veux pas, je vous refuse. Je ne suis pas un guide. Je ne suis pas un enseignant. Je ne veux pas de disciple. Je ne veux pas d’oreilles attentives qui écoutent et qui vont répéter ce que je dis. Je refuse.

Par contre, même si vous m’oubliez, mais que demain, dans votre jardin en regardant un escargot grimper sur un rocher, vous puissiez admirer le mouvement de la vie, alors j’aurai accompli et je serai davantage un Maître, que si vous m’aimez, que si vous perpétuez ma parole, que si vous m’écoutez, que si vous me trouvez gentil, grand et performant. Je n’ai rien à faire de tous ces qualificatifs et surtout pas de votre considération. Cela m’est égal au plus haut point. Oubliez-moi.

Le fruit qui doit être ramassé, n’est pas celui de la célébrité, n’est pas celui du murmure de ma voix qui se perpétue dans votre cœur, votre tête, votre souvenir. Le fruit va être la lueur de votre âme que j’aurai su réveiller, uniquement celui-là.
Alors si vous voulez m’aimer, si vous voulez me le prouver, si vous voulez enclencher, dégager une relation avec moi, n’ayez pas une attitude d’écoute, d’obéissance. Accomplissez et n’accomplissez pas parce que je vous l’ai dit, parce que je vous l’ai conseillé, accomplissez parce que vous avez senti le besoin de jaillir. Donc obéissez à votre âme, pas à ma parole.

Vous ne devez jamais obéir à un Maître. Jamais. Et s’il y a bien un ordre que le Maître vous donne, c’est qu’il vous interdit d’obéir. Parce que le vrai Maître, sait très bien que son devoir envers le disciple n’est pas d’en faire un disciple, n’est pas d’en faire un serviteur, n’est pas d’en faire un être obéissant, esclave de Dieu, mais de l’affranchir de toutes limites et du besoin même d’avoir un Maître, du besoin même d’avoir un initiateur.
Un Maître est un instrument de liberté, un instrument d’affranchissement de l’homme. Lorsqu’il vous voit, ce n’est pas pour vous faire plier le genou, mais à la manière du frère il vous dit : Lève-toi et marche.
Le Maître est un phare et non une carte du mode d’emploi de la vie.

Il y a des êtres qui ne peuvent pas vivre si le Maître X n’a pas dit comment chacun devait faire avec sa femme, s’il avait droit de la toucher deux, trois fois par jour, une fois par an. Est-ce que vous croyez que les Maîtres s’occupent de cela ?

Et ceux qui se demandent s’ils ne peuvent manger que du poulet, que du lapin, s’ils ont droit au bœuf, au porc, à toutes sortes de céréales, s’il est bon pour l’évolution spirituelle de ne manger que des fruits, du miel ?
Est-ce que vous croyez que les Maîtres se préoccupent de votre estomac ?

C’est votre travail. C’est l’exercice de votre liberté. À l’intérieur de votre couple vous voulez vous prouver votre amour trois fois par jour, mais quel Dieu pourrait vous en empêcher ? Prouvez-vous votre amour trois fois par jour. Il n’existe aucune loi dans l’univers, aucun Dieu n’a dit à l’homme tu ne connaîtras pas la femme et à la femme tu ne connaîtras pas l’homme, parce que je suis le seul que tu dois aimer.

Alors comment faire le choix ?

En écoutant votre âme. Si pour des besoins alchimiques vous sentez, par exemple, que votre vie de couple ne doit se manifester qu’à certains moments, ou de façon répétée, alors écoutez la voix de votre âme, et ainsi vous respecterez la loi des énergies et cela deviendra votre loi, mais ce ne sera pas la loi de tout le monde.

Certains ont fait le vœu de chasteté et voudraient que le monde entier soit chaste. Si Dieu a dit que chaque espèce se reproduirait d’elle-même, ce n’est pas pour dire : « Attention au bout de trois enfants c’est terminé. Si tu continues il va y avoir des problèmes, fini l’évolution spirituelle, fini la montée de la kundalini, fini l’ouverture des chakras. Maintenant c’est le lit ou le Bon Dieu ».

Lorsque tout se passe harmonieusement, d’après une loi d’échanges, et que vous écoutez aussi la loi de l’alchimie propre à vos besoins présents, besoins de votre chair, besoins de vos chakras, vous êtes dans l’harmonie. Mais il faut écouter les besoins que vous envoient votre âme, vos chakras, vos cellules et aussi le besoin de l’autre.

Donner, que ce soit par l’intermédiaire d’une caresse, d’un regard, ou d’un cadeau, n’a jamais été une offense à Dieu, ni à l’alchimie, ni à l’évolution spirituelle. Par contre prendre, prendre du plaisir à l’autre parce qu’il est le moyen, là oui, il y a problème, et là oui, l’acte exercé est contre l’évolution spirituelle. Ce n’est pas dans le fait de l’acte exercé, c’est dans la façon d’exercer l’acte.


L’homme de demain sera un homme libre d’être tout ce qu’il est en tant qu’esprit et en tant que corps. Essayez de comprendre cette liberté. Il n’y a que dans la mesure où vous aurez découvert les harmonies que vous serez capables de vivre la liberté, pas avant.

N’oubliez pas les jumelles, tout est dans la façon de voir les choses. Réglez vos jumelles et regardez dans la même direction que l’autre et surtout, sachez s’il y a vraiment quelque chose à voir. Parce qu’il y en a qui se font des mirages à n’en plus compter. Alors un peu de lucidité n’est-ce pas ?

Tant que la pureté du cœur guidera vos actions, tout ce qui vous est offert sur le plateau de la vie, vous pourrez le faire. Sitôt que votre cœur sera troublé, voilé, intrigant, à ce moment-là les nourritures vont devenir des poisons.

C’est comme celui qui était tant ambitieux, dévoré par la richesse ; il avait demandé aux Dieux de pouvoir tout transformer en or, oubliant le fait très simple et naturel qu’il aurait besoin de boire et de manger et que la vie ne se perpétue pas à travers l’or, mais à travers le mouvement même de la vie, à travers la régénération. Ainsi tout ce qu’il buvait se transformait en or et ne pouvait satisfaire sa soif. Tout ce qu’il touchait se transformait en or et ne pouvait satisfaire sa faim. Il est devenu très riche et depuis, on n’a jamais connu tant d’or sur la terre. Mais il est mort.

Ainsi l’homme est fait. Il veut que tout lui apporte du plaisir, de l’ivresse, de la griserie, de la satisfaction. C’est transformer la vie en or.
Mais que se passe-t-il ?.
Lorsqu’il ne peut plus produire, lorsqu’il ne peut plus presser quelqu’un pour en soutirer l’or, le voler à quelqu’un d’autre, il se dit : « je n’ai plus rien, je suis pauvre » et il commence à hurler de terreur, et se sent démuni. D’autant plus, que pendant tout le temps où il a puisé comme il a voulu dans la satisfaction, il ne s’est jamais senti rassasié.

Il faut donc découvrir la nature des choses et ne pas en exploiter un sens irréel. Si vous allez vers votre compagne, ou votre compagnon, uniquement guidés par le plaisir, vous le transformez en or, et vous ne pourrez pas consommer. Mais, au contraire, si vous le prenez tel que la nature l’a fait, comme une énergie et comme une synthèse à faire entre vous deux, cela devient un alignement et vous vous régénérez. N’oubliez pas cela.

Il faut toujours conclure et toujours s’arrêter. Ce n’est pas que j’ai le verbe éternel, mais il y a continuité dans les esprits, alors que cela n’existe pas dans la voix.
Pour reprendre ce que je vous ai dit et vous laisser une note sur laquelle partir, j’aurais aimé susciter en vous l’espoir d’être, la force de vous nettoyer et de vous accomplir, de vous accepter tel que vous êtes. Les gens se créent souvent des problèmes parce qu’ils ne s’acceptent pas tels qu’ils sont, parce qu’ils voudraient être quelque chose de mieux, de plus, de célèbre, de beau, de ceci, de cela, ils veulent être tout ce qu’il est impossible d’être, alors que s’ils commençaient à être eux-mêmes, ils pourraient ensuite travailler pour devenir toutes ces choses.

Exactement comme un peintre doit d’abord apprendre à manipuler les couleurs, le pinceau, et ensuite il devient un talent. Mais celui qui veut être un talent, en se morfondant de ne pas l’être et en se disant : je vais quand même essayer et ruser pour faire croire que je le suis, celui-là est toujours insatisfait. Donc, acceptez-vous, faites un nettoyage de vos désirs, comme celui que je viens de citer, rétablissez tout cela dans la lucidité, acceptez-vous dans l’équilibre, et dans cet équilibre essayez de trouver en vous le divin, la présence, et vous verrez que c’est très beau.

La beauté n’est pas dans la forme, la beauté même n’est pas dans le son, la beauté est dans l’essence, et lorsqu’une forme est sous l’emprise de l’essence, quelle que soit sa forme, quel que soit son aspect, son volume, elle devient bien belle. Ainsi pour nous un animal que vous trouverez sans doute sinistre, comme un hippopotame à autant de beauté que le plus bel archange du ciel. Qu’il soit beau ou laid, n’a pas de sens, sa forme véhicule une énergie, et du moment qu’il vit son énergie, et qu’il est authentique avec elle, il est beau.

La rose n’est-elle pas née sur un tas d’épines ? Ce qui la constitue n’est-ce pas une vulgaire ronce, mais arrivée à un point de conscience telle que lorsque les pétales s’ouvrent cela paraît la chose la plus magnifique de l’univers.


Faites pareil. Il est certain que vous avez des énergies peut-être lourdes, ce sont les ronces. Mais tout l’esprit qui est en vous, toute la rose qui doit éclore, n’appartient qu’à vous. Alors faites la naître.

Je vous salue




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